Thursday, October 4, 2007

PACIFIQUE, OCEANIE ET MECONCEPTIONS FATALES


Si le crime contre la jeune Akirina suscita l'emoi a Tahiti, il fut loin de defrayer la chronique au-dela de la Polynesie et de la presse francophone.

La violence contre les femmes en Polynesie francaise et les crimes racistes contre Caucasiens a Hawaii ont un point notoire en commun. Le refus d'en reconnaitre l'existence et leur caractere culturel; le refus d'admettre que dans certaines societes la brutalite est monnaie courante. En Pf ainsi qu'a Hawaii, les adeptes du status quo hesitent A alimenter toute polemique pouvant porter atteinte a l'industrie du tourisme alors que les mouvements nationalistes et independentistes y trouvent excuse pour remettre le colonialisme en cause.
La perpetuation des fleaux devient ainsi possible grace a l'inertie officelle et la complicite d'un public qui ne s'exprime qu'en prive. On encourage ainsi violeurs et tabasseurs a s'identifier en tant que marginaux ethniques a perpetuite. Dissuades ainsi d'assumer toute responsabilite tout devient pretexte a elucubration physique envers une societe victimisante et donc meritante.

A Hawaii une des campagnes nationales non localisees est celle contre le racisme. Celle pour la prudence au volant, le port de la ceinture ou la conservation sont adaptees "couleur locale". La campagne "Don't Teach Hate" par contre est curieusement absente du palmares. Cette lacune est symptomatique d'un dilemme dont il est difficile de s'extriquer. Le racisme a Hawaii ne provient pas des communautes euro-americaines. Cela pose un probleme, celui de reconnaitre publiquement la violence comme produit de certaines valeurs traditionelles. La politique du blame contre le colonialisme, le mercantilisme, la pornographie et l'acohol est un des pires fleaux dans la lutte contre la violence et le racisme. Si l'alcohol libere le monstre, il ne le cree pas. Les theses simplistes tuent les femmes de Polynesie et continuent a faire d' innocentes victimes de crimes haineux a Hawaii. Elles le font avec autant d'aisance et d'efficacite que l'apathie publique et la reluctance des elus a admettre l'existence de ces problemes sociaux, par soucis du decorum et surtout par correction politique.

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